• Il y avait bien une vingtaine d’années que je n’avais pas assisté au BAN DES VENDANGES de Saint-Emilion.
    Dimanche 15 septembre 2013, Murielle Andraud et Jean-Luc Thunevin m’ont fait l’honneur d'une invitation et voici quelques photos de cette très agréable journée.
    C’est la Jurade de Saint-Emilion qui organise cette manifestation et, vu le nombre de personnes présentes, je me suis aperçu qu’elle suscitait encore et toujours beaucoup d’enthousiasme.
    Tout commence par un accueil à la mairie de Saint-Emilion.

       
    S'ensuit une parade dans la ville...             
    où l'on reconnaît Fabien Gilot, futur intronisé, 
                                 et Jean-Luc Thunevin qui passe devant l'un de ses magasins.
    Arrivée devant l'église pour 1h de messe.


     

     

     

                                                                                                                                                    
    Bonjour à Hubert de Boüard.                                    Entrée à l'église pour 1h de messe.
                                  
                                                                                                                                                                                                                                                                                                           
                    

      

      

      

      

      

      
    Puis direction l'église monolithe où on lieu                                         les intronisations.

                                                           Murielle et Jean-Luc se retrouvent enfin autour d'un apéritif.
                                             Il y a des regards qui en disent long...

     

     

     

     

     

     

                                                                                                                                                                                                          
    Les personnes invitées sont honorées par               Tout se termine en fin d'après-midi à
    un repas où de très belles bouteilles sont                la Tour du Roy par la proclamation du
    ouvertes.                                                                  Ban des Vendanges, agrémentée d'un
                                                                                    spectacle.
                                                                                       

    Il ne faut pas croire que cette journée soit strictement réservée aux personnes invitées.
    Procession, messe, proclamation du ban et spectacle se déroulent dehors et tout un chacun peut profiter de ce moment. Beaucoup de passants s’arrêtent, photographient, accompagnent le cortège. Les touristes adorent, cherchent à comprendre, posent des questions, s’informent et des rencontres improbables se font très spontanément.
    Bravo à tous les acteurs impliqués dans cet événement qui dynamise un département, une ville, une appellation, un terroir et qui donne une très belle image du vin.
    Ne ratez pas le prochain BAN des VENDANGES et à l'année prochaine... peut-être.
    P.S : dégusté pas mal de vins à l'aveugle et, coïncidence ou pas, c'est vraiment Clos Badon 2007 qui, dans le rapport qualité/prix, a retenu toute mon attention. Excellent à boire aujourd'hui mais aussi prometteur d'une belle évolution. Fraîcheur, arômes, longueur... tout y est.


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    Autour d'une bouteille d'irouléguy sera le titre du prochain livre de la collection.


    Il sortira en librairie la première semaine de septembre 2013.


    Comme d'habitude, j'ai tenu des conversations avec 14 personnes représentatives de l'appellation et chacune parle du vin, de son métier, évoque des souvenirs, des anecdotes...

    Je pense que cet ouvrage devrait passionner tous les amoureux du Pays Basque.


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  • Au cours d’une escapade dans le Lot-et-Garonne, je suis passé par hasard devant la cave de Buzet. Bien entendu, un petit arrêt s’est imposé.
    Le magasin spacieux et agréable invite à la dégustation… mais aussi à l’achat ! C’est Monsieur Joël Larroche qui officiait ce jour-là et son accueil fut des plus attentifs.
    Voici un aperçu de ce que j’ai dégusté.
                                                

    La bouteille bleue, baptisée LE LYS est un vin blanc sec composé à 80% de sémillon et 20% de sauvignon. La robe était jaune pâle avec des reflets dorés et le nez s'exprimait sur les notes d'agrumes et de fleurs blanches, avec une petite lourdeur qui disparaissait à l'aération. En bouche, l'attaque était souple avec une évolution charnue, sans acidité excessive, pour finir sur une belle longueur aux arômes de pamplemousse. Ce vin constitue un très bon rapport qualité/prix puisque vendu 4,80 euros.

    La deuxième bouteille fut la découverte du jour mais a suscité aussi bien des questions. Il s'agit d'un rosé baptisé CALIBRE 9°, composé à 100% de merlot. Au nez, j'ai retrouvé des notes dites de "bonbon anglais", très caractéristiques, et la bouche m'est apparue délicate, sans exubérance, d'une agréable légèreté. Monsieur Larroche m'a alors expliqué qu'il s'agissait d'un vin ne titrant "que" 9° - d'où son nom - dont le but était de proposer quelque chose de léger, répondant à une demande des consommateurs mais aussi à celle d'une réglementation de plus en plus sévère à l'égard des taux d'alcoolémie. Les raisins sont cueillis à maturité "technologique" en fin de nuit afin de profiter de la fraîcheur nocturne et l'extraction à basse température des jus se fait par un pressurage pneumatique immédiat. La cave dit pratiquer "une mise au propre des jus avant la mise en fermentation à 15°C pour exalter les arômes." S'ensuit "une mise en bouteille tout aussi précoce" qui garde 29 grammes de sucres résiduels. Il paraît que les dégustateurs débutants adorent ce vin, particulièrement les jeunes filles, ce qui les incite ensuite à se tourner vers d'autres produits. Pourquoi pas ? En tout cas, l'initiative de la cave de Buzet est à souligner car elle témoigne d'un effort : celui de trouver des nouveaux produits et marchés en faisant preuve d'imagination.   

    J'ai également apprécié le buzet de la cuvée rouge Tradition 2009 qui constitue aussi un excellent rapport qualité/prix avec ses 5,25 €. C'est un assemblage de merlot, cabernet franc, cabernet-sauvignon dont la robe commence à évoluer légèrement. Le nez, d'intensité moyenne, se pare d'arômes de chocolat, caramel, épices. En bouche, l'attaque est souple, l'évolution sans lourdeur et la finale honnête. Vin bien fait, facile à boire.

     

     


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  • Jeudi 18 avril s'est donc déroulée la soirée de présentation des deus derniers livres de la collection. Le carton d'invitation, crée par les Editions Elytis, était superbe, comme d'habitude.

    Jusqu'à 21 h les gens ont défilé au Bar du CIVB (merci à toute l'équipe) et ont eu droit à mon speech habituel dont voici quelques extraits :

    Cette collection s’enrichit de deux nouveaux tomes : le N° 9 et le N° 10. A chaque fois que je commence un nouvel ouvrage ma grande préoccupation est d’essayer de ne pas faire quelque chose qui ressemble aux autres puisque, malgré tout, les thèmes sont récurrents – ce qui est d’ailleurs une volonté. Je suis le premier surpris de constater que, jusqu’à présent, chaque recueil est très spécifique et que l’ensemble donne, pour l’instant, des choses assez différentes.
      Sans déflorer quoique ce soit, je peux vous dire qu’avec ces deux livres je n’ai pas été déçu parce qu’ils divergent complètement l’un de l’autre alors que, paradoxalement, je n’arrête pas de répéter qu’Henri Duboscq et Jean-Luc Thunevin partagent bien des points communs.
      Dans Autour d’une bouteille avec Murielle Andraud et Jean-Luc Thunevin, vous apprendrez ce que renferme cette expression « vin de garage » qui a vu le jour en Gironde, grâce à eux, il y a maintenant plus d’une vingtaine d’années. Vous découvrirez comment deux passionnés de vin, n’ayant aucun lien direct avec le monde viti/vinicole ont réussi à faire passer les 6 ares de Valandraud situés, comme dit Jean-Luc, sur des terres à asperges, à la reconnaissance, à l’automne dernier, de premier grand cru classé de Saint-Emilion. Porté par la seule motivation de boire un jour leur propre vin et n’ayant au départ aucun moyen, ils ont dû tout faire à la main : le travail du sol, des vignes, des vendanges où, à défaut de matériel adapté, ils durent presser à la main les raisins ! Et là, contre toute attente, ils ont sorti un vin extraordinaire qui a défrayé la chronique et qui s’est vu attribué des notes surprenantes par les critiques.
      La première fois que j’ai dégusté un Valandraud, je ne l’ai pas dit à Murielle et Jean-Luc, mais j’ai pensé à la distinction que fait Denis Dubourdieu entre les vins sensibles et les vins d’orgueil. Parallèlement, je pense de plus en plus en qu’il y a un rapport étroit entre le goût du vin et les gens qui le font et toute la délicatesse, toute la loyauté de ce Valandraud 2009 je l’ai retrouvée dans les propos de Murielle et Jean-Luc pendant les mois qu’ont duré nos conversations. Vous verrez que ce sont deux êtres terriblement attachants qui vous font entrer en toute simplicité dans leur univers et qui vous donnent une envie irrépressible de déguster l’ensemble ce qu’ils produisent et, plus que des vins sensibles, je dirais aujourd’hui qu’ils font des vins de sincérité.
      J’ai promis de ne pas faire trop long et j’aurais bien des choses à dire mais j’espère que vous saurez percevoir cette authenticité qui les anime, cette chaleur et cette amabilité qui les caractérisent. Tous nos entretiens se sont déroulés à table où c’était Murielle qui cuisait de façon magistrale – c’est d’ailleurs pour cela qu’elle est un peu en retrait dans le livre – et je dois avouer que j’ai passé des bons moments grandioses et bu des choses fabuleuses.   
     Grâce à Murielle, j’ai réussi à assouvir un vieux rêve, d’aucuns diraient un fantasme : apprendre à élaguer la vigne parce que j’ai toujours pensé que c’est une opération qui est au cœur même du métier de vigneron et qui conditionne, par la suite, bien des choses. Mon apprentissage est relaté tel que je l’ai vécu et j’espère que le lecteur appréciera, comme moi, cette expérience inoubliable d’élagage.

      Certains d’entre vous doivent penser que si Valandraud correspond au vin sensible, Haut-Marbuzet serait le vin d’orgueil. J’avoue que, n’ayant jamais véritablement côtoyé Monsieur Duboscq, j’aurais pu avoir ce genre de représentation facile et convenue. Mais, comme avec Valandraud, après avoir bu la première gorgée de ce Haut-Marbuzet 2009, j’ai immédiatement perçu que, loin d’être en présence d’un vin d’orgueil, je découvrais un vin de générosité qui s’est avéré ressembler trait pour trait à la personne qui l’avait créé. Henri Duboscq a été surnommé le dissident du Médoc et au début, je n’arrivais pas à mémoriser ce mot, « dissident », je disais le « trublion » du Médoc. Alors, certes, il y a chez lui un petit côté provocateur qui fait sa réputation, dont il joue avec délectation, mais pour moi le caractère profond, intrinsèque, j’oserais dire,  de sa personnalité est la générosité dont j’ai été maintes fois témoin. Générosité qui s’exprime dans la matérialité du terme mais aussi dans un don de soi, dans un partage physique et intellectuel et, de nouveau, vous comprendrez mieux ce que je tente d’expliquer rapidement quand vous lirez ses propos. Dans le livre, Monsieur Duboscq déclare qu’il a tout sacrifié au vin et, aujourd’hui, j’oserais le reprendre pour dire qu’il a tout donné au vin, sans limite, pris dans son dévouement, sa largesse, sa passion. Je crois que, loin d’avoir oublié les autres, il n’a fait, au contraire, tout au long de sa vie, que penser à eux et au plaisir partagé qu’il pouvait apporter avec ses cuvées.
      Je lui en veux beaucoup d’avoir fait de moi un disciple de ce qu’il appelle la secte Duboscq et de m’avoir rendu addict au Haut-Marbuzet ainsi qu’à ce superbe Passito Di Pantelleria qui fait l’unanimité quand on le déguste. En revanche, je lui suis grès de m’avoir accordé quelques confidences – relatées – qui m’aident à acquérir une meilleure compréhension de ce vignoble girondin si complexe et de m’avoir permis de côtoyer de façon un peu plus intime Cosme de Médicis, personnage qui, comme par hasard, fut l’un des plus grands mécènes de son temps.  
      J’aurais envie de vous parler aussi de cette inoubliable expérience que Monsieur Duboscq fait vivre quand il vous invite à passer le doigt à l’intérieur d’un verre de vin pour jouir de l’onctueuse humidité qui tapisse les parois mais vous trouverez tout ceci dans le livre et je ne doute pas que vous passerez, comme avec Murielle et Jean-Luc, un très agréable moment.
      Avant de terminer, merci à vous trois pour le temps que vous m’avez accordé, la confiance dont vous avez fait preuve, les vins que vous m’avez fait découvrir, pour votre sens de l’hospitalité et, peut-être, simplement pour ce que vous avez été et êtes avec moi. J’espère que nous saurons garder et entretenir ce lien tissé et je vous donne rendez-vous dans quelques temps pour faire le tome 2 de nos conversations car je sais que nous aurions encore bien des choses à évoquer.

     


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