•  Vient de finir ce qu’il est convenu d’appeler en Gironde « la  semaine des primeurs » qui consiste, pour les châteaux, à présenter les vins du millésime 2012.

     Bien entendu des questions peuvent se poser quant à la crédibilité des échantillons présentés puisqu’il s’agit de vins en cours d’élevage mais nous en reparlerons.

     Cependant, je ne vois dans cette manifestation que du positif pour la région et la filière car elle amène nombre de visiteurs, fait parler du vin et suscite bien des transactions.

     Les parkings des châteaux débordent, tous les traiteurs de renom sont réquisitionnés, les hôtels pleins et les chambres d’hôtes saturées. Des voitures de location et des plaques d’immatriculation très exotiques circulent en un ballet frénétique. Les gens dégustent, commentent, comparent, se rencontrent, tissent des liens…

     A cette époque de l’année je prends un grand plaisir à déguster les vins blancs et, parmi tout ce que j’ai dégusté cette semaine, je retiendrai le blanc sec du Château Smith-Haut-Lafitte qui m’a paru complexe, élégant, équilibré. J’ai également apprécié Château Carbonnieux, Château Malatic-Lagravière et Domaine de Chevalier.

     D’ailleurs, tous les vins blancs secs de l’appellation Pessac-Léognan étaient dans l’ensemble irréprochables.

     Grâce à la famille de Boüard j’ai pu déguster le fameux Vin de Constance du domaine Klein Constancia, situé en Afrique du Sud. Dans le livre avec Denis Dubourdieu, quand je lui ai demandé ce qu’il n’avait jamais bu et qu’il souhaiterait un jour déguster, il m’avait répondu sans hésitation, page 246 : « J’aimerais goûter un vin de pourriture noble d’Afrique du Sud, le fameux Klein Constancia. Lors de mon prochain voyage à Stellenbosch, je prendrai le temps d’aller le déguster. » Comme Monsieur Dubourdieu avait raison ! C’est un vin étonnant, qu’on ne penserait pas trouver dans ces contrées.  Stéphanie de Boüard-Rivoal a eu la gentillesse de me présenter le millésime 2007 où la robe commençait à prendre des notes magnifiquement ambrées. Les senteurs du nez s’organisaient autour de parfums d’abricots secs, muscats, raisins secs avec, en arrière fond, quelques épices. En bouche, c’est la complexité aromatique qui m’a plu. Certes, on y retrouve le côté abricoté et « muscaté » du nez mais soutenu par une belle fraîcheur qui en fait un vin liquoreux sans lourdeur excessive. J’ai vraiment beaucoup aimé. Son prix tourne autour des 47 euros (prix internet) les 50 cl. Dans un magasin, la bouteille est facilement reconnaissable grâce à sa partie inférieure légèrement bombée. Vin de gourmandise, que je boirais seul, en apéritif ou sur un dessert peu sucré.
    La famille de Boüard vient de prendre des participations dans le domaine Klein Constantia.

     

    « Henry Duboscq »

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